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Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?

Une croyance est une idée que nous tenons pour vraie sur nous-mêmes, les autres ou le monde.

Certaines sont aidantes :

  • “Je peux progresser.”
  • “Les erreurs permettent d’apprendre.”

D’autres deviennent limitantes lorsqu’elles restreignent nos possibilités :

  • “Je ne mérite pas de réussir.”
  • “Si je me trompe, je serai rejeté.”
  • “Je dois être parfait pour être accepté.”

Ces croyances fonctionnent comme des filtres : elles orientent nos pensées automatiques, influencent nos émotions et guident nos comportements.


Comment se construisent-elles ?

Les croyances limitantes se forment souvent à partir :

  • D’expériences répétées dans l’enfance ou l’adolescence
  • De messages explicites ou implicites reçus de l’entourage
  • D’événements marquants interprétés de manière globale

Par exemple, quelques échecs scolaires peuvent progressivement nourrir la croyance :

“Je ne suis pas intelligent.”

Avec le temps, le cerveau sélectionne les informations qui confirment cette idée et ignore celles qui la contredisent. La croyance se renforce.


Pourquoi elles se maintiennent

Les croyances limitantes influencent :

  1. Les pensées automatiques (“Je vais rater.”)
  2. Les émotions (anxiété, honte, découragement)
  3. Les comportements (évitement, perfectionnisme excessif, abandon)

Ces comportements produisent souvent des résultats qui semblent confirmer la croyance initiale.

Exemple :
Si vous croyez ne pas être capable, vous évitez les défis.
En évitant, vous ne développez pas vos compétences.
L’absence de progression renforce la croyance.

Le cercle est bouclé.


Les étapes de la restructuration

Restructurer une croyance limitante demande un travail progressif et structuré.

1. Identifier la croyance centrale

Derrière une pensée répétée se cache souvent une idée plus profonde :

  • “Si je me trompe, cela prouve que je suis incompétent.”

Mettre des mots précis sur cette croyance est une étape essentielle.

2. Examiner les preuves

Il s’agit de questionner la validité de la croyance :

  • Quelles sont les preuves objectives qui la soutiennent ?
  • Existe-t-il des contre-exemples ?
  • Est-elle toujours vraie, dans toutes les situations ?

L’objectif n’est pas de nier les difficultés, mais d’évaluer la croyance de manière plus équilibrée.

3. Formuler une croyance alternative réaliste

Une croyance alternative ne doit pas être irréaliste (“Je suis parfait”), mais plus nuancée :

  • “Je peux me tromper sans que cela définisse ma valeur.”
  • “Je ne réussis pas toujours, mais je suis capable de progresser.”

La crédibilité est plus importante que le positivisme excessif.

4. Passer par l’expérience

La restructuration cognitive ne suffit pas si elle reste théorique.

Il est essentiel de tester la nouvelle croyance par l’action :

  • Oser prendre un risque mesuré
  • Accepter une imperfection
  • S’engager malgré le doute

Chaque expérience qui contredit l’ancienne croyance la fragilise progressivement.


Un processus graduel

Les croyances limitantes ne disparaissent pas du jour au lendemain. Elles se sont construites sur des années ; leur transformation demande répétition et cohérence.

Il est fréquent que l’ancienne croyance réapparaisse dans les moments de stress. Cela ne signifie pas un échec, mais simplement qu’un ancien schéma s’active.


De la rigidité à la flexibilité

Restructurer une croyance limitante, c’est passer d’une vision rigide et globale à une vision plus flexible et contextualisée.

Ce n’est pas devenir naïvement optimiste.
C’est développer une lecture plus juste de soi-même et des situations.

En modifiant progressivement ces filtres internes, vous changez votre manière de penser, de ressentir et d’agir. Et c’est dans cette transformation en profondeur que se construit un changement durable et authentique.

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