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Comprendre le refus scolaire anxieux

Le refus scolaire anxieux se manifeste par une angoisse marquée à l’idée d’aller à l’école, accompagnée de symptômes comme :

  • Pleurs, crises ou opposition le matin
  • Plaintes somatiques (maux de ventre, nausées, maux de tête)
  • Retrait social ou isolement
  • Difficulté à se séparer des parents
  • Baisse de l’estime de soi

Ce trouble est souvent lié à une peur de l’échec, du jugement, de la séparation, ou de certaines situations scolaires. Il peut apparaître progressivement ou brutalement (à la suite d’un changement, d’un harcèlement, d’un événement familial, etc.).

Guidance parentale : 7 conseils pour accompagner son enfant

1. Accueillir l’émotion sans minimiser

Il est important de reconnaître la souffrance de l’enfant sans la juger :

“Je vois que c’est très difficile pour toi. Tu n’es pas seul, on va t’aider.”

Évitez les phrases culpabilisantes : “Tu exagères”, “Tu dois y aller comme tout le monde”. Elles risquent d’augmenter l’angoisse et le repli.

2. Garder son calme et rester rassurant

Les crises peuvent être épuisantes émotionnellement pour les parents. Garder une posture calme et contenante aide à sécuriser l’enfant, qui perçoit le monde comme menaçant.

  • Respirez profondément avec lui
  • Utilisez une voix douce et ferme
  • Offrez un contact physique rassurant (main, câlin, etc.)

3.  Maintenir une routine quotidienne

Même en cas d’absence scolaire, il est crucial de maintenir un rythme structurant :

  • Heures fixes pour se lever, manger, se coucher
  • Activités planifiées dans la journée (lecture, dessin, sorties, jeux calmes)
  • Éviter de “récompenser” l’absence par des écrans ou loisirs exceptionnels

Cela permet à l’enfant de ne pas s’enfermer dans un cercle d’évitement.

4.  Communiquer avec l’école

Créer un partenariat bienveillant avec les enseignants, le CPE, le médecin scolaire ou le psychologue de l’établissement permet :

  • De rassurer l’enfant sur un accueil adapté
  • De construire un plan de retour progressif
  • D’aménager certains aspects scolaires (présence partielle, accompagnement)

5. Dédramatiser la reprise scolaire

Plutôt que de viser un retour total, proposez des petits objectifs atteignables :

  • Aller jusqu’à l’école, puis rentrer
  • Rester 15 minutes en classe
  • Participer à un cours choisi

Chaque progrès doit être valorisé, sans pression excessive.

6. Travailler sur l’anxiété

Avec un accompagnement professionnel (psychologue, pédopsychiatre), l’enfant peut apprendre à :

  • Identifier ses pensées anxieuses
  • Utiliser des techniques de relaxation ou de respiration
  • Renforcer sa confiance en lui

Les parents peuvent eux aussi bénéficier d’un soutien pour mieux gérer leur propre stress.

7. Créer un climat familial rassurant

Renforcez les moments de connexion positive :

  • Partage de repas sans parler de l’école
  • Jeux ou balades ensemble
  • Encouragements centrés sur l’effort, pas la performance

Un environnement émotionnel stable diminue l’anxiété et redonne à l’enfant un sentiment de sécurité intérieure.

En résumé

Le refus scolaire anxieux ne se résout pas par la contrainte. Il nécessite une approche douce, structurée, et collaborative entre les parents, l’école, et les professionnels de santé. La guidance parentale offre un cadre pour aider son enfant à retrouver confiance, autonomie et sérénité face à l’école.

“Ce n’est pas le chemin le plus rapide qui compte, mais celui qui permet d’avancer sans se perdre.”

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